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Une nouvelle aventure a démarré, le 11 mars 2020, avec la désignation du Délégué du Personnel comme RSS, venant ainsi formaliser, s’il en était encore besoin, la constitution d’une section syndicale au sein de CREATIV’.

Le Covid-19 s’est imposé en véritable « maître du temps », en ce mois de mars et, face aux bouleversements qu’il a provoqué, nous avons pu proposer, grâce à vous, des réponses et des actions pour défendre les intérêts des salariés.

Les résultats de notre premier questionnaire (merci encore) a permis à notre équipe de se mobiliser pour les transformer soit en information pour le personnel, soit en propositions à la Direction, soit en ressources pour les partenaires sociaux.

Nous avons demandé à la Présidente de l’association d’installer les conditions d’un dialogue permettant aux IRP d’assurer la prise en compte des intérêts des salariés, en amont des décisions de l’employeur, de façon satisfaisante. Le dialogue a, par la suite, évolué en ce sens.

Depuis le 24 mars, les travaux engagés sur la mise à jour du DUER ont été régulièrement (chaque semaine) l’occasion de transformer, en actions concrètes, les besoins que vous nous avez exprimés.

Des réponses, ont été, par exemple, apportées sur:

  • les consignes de sécurité à suivre
  • l’équipement en matériel de protection pour les travailleurs-ses
  • l’entretien sanitaire
  • l’aménagement des espaces de travail, notamment sur les postes qui accueillent les publics
  • l’extension du dispositif conventionnel de télétravail

Un certain nombre de mesures ont aussi été validées, par la Direction, pour:

  • réduire l’isolement au travail des personnels en télétravail
  • ajuster leur charge de travail aux conditions de vie

Ce dernier point pourrait passer par des “entretiens de proximité” hebdomadaires. Ils pourront participer aux actions nécessaires à l’activité (décisions, consultations, négociations).

En effet, le précédent questionnaire a permis de dégager des réponses, mais aussi des problématiques qui, pour certaines, méritent encore d’être approfondies. Par exemple:

  • quels aménagements physiques mettre en place pour le travail à domicile dans des conditions de sécurité satisfaisantes (matériel, bureau, fournitures…)?
  • l’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale est-il satisfaisant dans les conditions actuelles (rythmes, horaires de travail, obligations éducatives, coûts…)?
  • quelles devront être les conditions du déconfinement (délai, indicateurs, solutions adoptées ou à prendre)?

Par ailleurs, depuis plusieurs semaines, la question de la continuité de l’activité a pris une dimension particulière qui s’est traduite par une analyse très poussée de l’activité, notamment au regard des financements du FSE. Cette analyse a été différemment vécue par les un-es et les autres. Elle a, par moment, laissé certain-es salarié-es dans un questionnement devenu permanent sur une éventuelle “activité partielle” (dit chômage technique).

Nous avons donc bien accueillis les informations que le FSE a fait connaître, le 31 mars, sur les règles qui seront appliquées.

L’administration rappelle que ces règles prévoient, depuis le 05 avril 2019, que “c’est l’intégralité des éléments du contrat de travail qui doit être prise en compte, tant pour ce qui est des dépenses éligibles (rémunération, protection sociale, éléments conventionnels), que pour ce qui concerne le temps de travail, lequel inclut des droits à congés qui ne sauraient être détachés de l’exécution du contrat.

Par ailleurs, sur les conséquences de la “baisse du nombre prévisionnel des participants accompagnés”, l’administration précise aussi que “la diminution des résultats obtenus est sans conséquence automatique sur le niveau des dépenses éligibles”.

Enfin, l’administration précise que les règles s’appliquent aussi “pour le personnel en position de télétravail”.

C’est donc aux entreprises que revient le soin de déterminer comment le temps de travail sera employé, dans ce cadre. Dès lors, la question de la justification de l’activité ne pose plus les mêmes problèmes. La question de la sécurisation des financements passe même, désormais, par la mise en place de solutions conventionnelles, qu’il est souhaitable, dès lors, de négocier rapidement, au niveau des entreprises. Elles peuvent toucher, à la fois, les questions relatives :

  • au temps de travail (en lui donnant tous les moyens d’être adapté utilement)
  • à l’activité partielle (qui se présente désormais comme plutôt risquée et s’accompagnant de pertes de financement, notamment si elle n’est pas sensiblement compensée)
  • à la formation (d’autant que la période s’accompagne d’un effort de financement exceptionnel de l’État qu’il serait incompréhensible de ne pas mobiliser)
  • à la planification (pour tenir compte des reports d’échéances)

Nous devons porter rapidement des propositions dans tous ces domaines et être en capacité de répondre utilement à d’éventuelles sollicitations. Nous avons donc besoin de vos contributions, de vos remontées de besoins et de votre vision pour y arriver. Ceci afin de remplir pleinement notre part du travail dans la sécurisation de l’activité et des conditions dans lesquelles celle-ci devra se réaliser. Ceci aussi dans l’intérêt des emplois et de la qualité du service que nous rendons.

Tu peux nous aider en exprimant tes besoins!

A bientôt!

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