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Depuis plus de 9 mois maintenant, nous faisons face à une situation qui au fur et à mesure qu’elle s’installe change nos habitudes et tend presque à modifier notre perception de la normalité. Que ce soit par le port du masque ou via les rituels qui entourent nos interactions, nous devons faire face chaque jour et nous adapter à ce contexte plus si nouveau. Ces changements n’épargnent pas le monde du travail et nous avons dû de nouveau dès le mois d’octobre composer avec un confinement et donc du télétravail.

L’exercice fut moins éprouvant que la fois précédente, fort d’un effet d’expérience et de l’application des revendications d’avril 2020 qui avaient été entendues par la direction de la Mission Locale. Néanmoins sur cette saison 2 du confinement la difficulté résidait dans la compréhension parfois paradoxale des injonctions gouvernementales, des dispositions du droit du travail sans oublier, et non des moindres, la santé des salariés.

En effet, le gouvernement martelait que le télétravail n’était pas une option tout en annonçant le maintien des services publics. La Mission Locale relevant de missions de service public, il fallait donc manier la nuance. D’autant que, facteur supplémentaire, la dernière rencontre avec le confinement et le télétravail n’avait pas été ressentie par tous de la même façon. Il était donc impératif de prendre la mesure de cette épreuve et de pouvoir l’adapter à chacun.

Malgré les injonctions de la Ministre du Travail et les menaces de contrôle le télétravail ne peut être imposé. Cette mesure irait à l’encontre de la liberté d’entreprendre. Avec cette situation sanitaire le devoir de l’employeur réside dans son obligation de sécurité physique et mentale vis à vis de ses salariés. Il faut donc apprécier chaque situation pour permettre d’adapter la mesure.

Ici le choix c’est rapidement porté sur une solution mixte permettant d’alterner entre présentiel,dans le respect des gestes barrières, et télétravail. Il a donc été décidé qu’il y aurait 3 jours de télétravail avec une souplesse permettant à ceux peu à l’aise avec celui-ci de le réduire jusqu’à une seule journée. Nous regrettons néanmoins que ces 3 jours aient été appliqué pour les salariés à temps plein. Ceux à temps partiels bénéficiant de la mesure au prorata de leur temps de travail. L’autre bémol concerne les motifs du choix du télétravail durant une seule journée. Il a été difficile since choix relevait du manque d’affinité avec le travail à la maison ou le fait que le lieu d’habitation ne soit pas suffisamment adapté.

L’autre actualité qui est venu bouleverser le quotidien de la Mission Locale est l’annonce de la requête déposée par le Délégué Syndical Unis Métis de Créativ devant le Tribunal Judiciaire pour faire reconnaître une UES entre nos deux structures. En juillet 2019 déjà cette requête avait été formulée puis retirée. Elle avait été d’abord dissimulée par une partie des élues estimant que « vous n’aviez pas besoin de savoir » puis révélé par l’autre moitié des élues. Cet événement avait eu pour conséquence la tenue de débats, plus sur la forme que sur le fond. Nous avions également en réunion d’équipe été informés sur ce qu’était une UES et les conséquences de celle-ci.

Afin de ne pas faire subir aux salariés les mêmes désagréments qu’en juillet 2019, il a été décidé de communiquer sur cette nouvelle requête auprès du Tribunal Judiciaire. L’information s’est faite par l’intermédiaire d »un mail adressé à la fois aux salariés et à la direction. L’intérêt pour la question est entier tant par le soutien de cette demande pour une partie des salariés que sur les incompréhensions de l’autre. A noter que beaucoup ne se sont pas prononcé. Il est important de rappeler comme cela a été fait lors de plusieurs échanges de mail que cette demande de reconnaissance devant la justice n’a pas pour objet de culpabiliser une partie ou une autre. Le choix du Tribunal a été décidé pour dépassionner le débat et remettre la décision entre les mains et l’avis éclairé d’un juge. Son expertise et sa neutralité seront certes un atout pour décider de l’issue de cette action. La première audience à reporté le jugement au 23 décembre. Affaire à suivre…

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